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Une cohésion et une coopération toujours plus soutenue contribuent à une reprise d’activité réussie




Le premier ministre Edouard Philippe, a présenté, le 28 mai dernier, le plan de la seconde phase de déconfinement, dans l’objectif de favoriser la relance économique et d’éviter une crise sociale majeure. C’est l’occasion, pour les Présidents des Clubs Agora des Directeurs Sécurité-Sûreté, de dresser un premier état des lieux de ces vingt premiers jours de reprise d’activité et de mener une réflexion sur les conséquences de cette pandémie, tout en rappelant l’importance d’une cohésion et d’une coopération entre tous les acteurs, notamment de la sécurité, afin d’anticiper, au mieux, les risques majeurs et leurs effets.


Témoignage des membres du Collège national de l’Agora des Directeurs Sécurité 


Communication, conduite, cohésion et coopération au sein même des organisations Les Présidents des clubs qui constituent le Collège national sont unanimes : le travail mené en amont, avec les différentes équipes impliquées, au sein des organisations représentées, dans l’objectif de mettre en place un plan de reprise d’activité et de s’assurer ainsi des meilleures conditions possibles de sécurité sanitaire, a permis de limiter les situations à risques pour les collaborateurs ayant repris le chemin du travail, soit, en moyenne 30% d’entre eux, entre le 11 mai et le 2 juin.  « Il convient d’anticiper et de planifier finement et graduellement la reprise, dans ce type de crise. Et cela a bien fonctionné, comme en témoignent les membres des clubs pour qui le retour de collaborateurs, a été possible, in situ », déclare Marc Viethen, co-président du Collège national et Président du Club de Lyon. Et si chaque établissement dispose de son propre protocole, via son plan de continuité d’activité et celui de reprise d’activité « renouvelés ou mis à jour, en intégrant l’annexe Covid 19 », précise Laurent Allais, Président du Club de Paris, les procédures générales, assez similaires, ont « nécessité une adaptation du règlement intérieur ainsi que du document unique d’évaluation des risques (DUER), après concertation avec les délégués du personnel ».  « Informer et accompagner les managers et les collaborateurs dans l’appréhension et l’application de ces nouvelles mesures a été primordial ; cela s’est notamment traduit par la réalisation et l’affichage de posters, le rappel des gestes barrières, le port du masque lorsque la distanciation ne peut être respectée, les marquages au sol indiquant les sens de circulation… Dans l’ensemble, seules les personnes n’ayant la possibilité de travailler à distance ont été invitées à revenir sur site, jusqu’à présent et cela a été accepté et respecté. Les contrôles d’accès permettent notamment de vérifier le taux de présence des personnes. Les statistiques de l’activité sont étudiées chaque jour, de façon à pouvoir anticiper et agir plus efficacement », témoigne Christophe Ramu, Président du Club de Marseille et Directeur Sécurité, sûreté et Prévention des risques de l’organisation ITER qui regroupe 35 nationalités.  Serge Fauchois, co-président du Club de Lille en convient « analyser, scrupuleusement et quotidiennement, l’effectif présent sur site nous permet une gestion optimale de la capacité maximale d’accueil, dans le respect des mesures de lutte contre le COVID-19 ». Et si, jusqu’à présent, la majorité des collaborateurs, qui le peuvent, télétravaillent, l’échange et la coopération entre les différentes directions et services, au sein des organisations, permet d’affiner les procédures, pour les prochains mois, et principalement pour septembre, la reprise totale ne se faisant probablement qu’à cette date, comme le soulignent les présidents des clubs Agora des Directeurs SécuritéSureté. « Des salariés souhaitent revenir dès à présent, le besoin d’échanger avec leurs collègues devenant impérieux ; d’autres craignent encore le retour. Nous ne les forcerons pas à revenir » témoigne Françoise Cormeille, Présidente du Club de Nantes, tout en précisant qu’un travail d’accompagnement est et sera mené.  Concernant les établissements restés ouverts, durant la période de confinement, leur activité étant considérée comme prioritaire, les restaurants d’entreprise ont pu fonctionner grâce à l’établissement de mesures spécifiques et souvent « parce que la configuration du site ou sa localisation géographique ont facilité cette réouverture », relate Marc Viethen, qui ajoute « si je prends l’exemple du Groupe au sein duquel je dirige la sûreté Europe, le siège français est situé au milieu d’un parc disposant de structures appropriées pour déjeuner à l’extérieur. De ce fait, les collaborateurs sont incités à prendre leur repas du midi dehors ou, quand ils disposent d’un bureau individuel, sur leur espace de travail. Néanmoins, le restaurant d’entreprise est resté ouvert. Pour ce faire, d’importants aménagements ont été réalisés, de façon à éviter tout risque de propagation du virus, comme la préparation de portions individuelles sous blister hermétique, l’emballage des couverts, l’interdiction de se placer en vis-à-vis et de conserver un siège libre de chaque côté ou un espace d’un mètre minimum entre les tables, l’élargissement des horaires d’ouverture… »  
 
Cet aménagement d’horaire concerne, plus largement, l’ouverture et la fermeture de bâtiments et bureaux : « Nous avons néanmoins dû rappeler à nos collaborateurs de ne pas pénétrer dans les locaux avant 7h30, le matin, pour des raisons de sécurité ; notamment pour permettre aux agents d’entretien de procéder à la désinfection quotidienne des locaux. », précise Philippe Servant, Président du Club de Bordeaux.  Cette conduite vers le respect des nouvelles procédures a été essentielle, s’accordent à souligner les Présidents des différents clubs d’Agora des Directeurs Sécurité. Fabien Dhainaut, co-président du Collège national et co-président du Club de Lille, spécifie-« nous nous sommes entretenus individuellement avec chaque collaborateur qui revenait sur le site ; entretien au cours duquel nous avons, d’une part, expliqué les gestes barrières, avant de réaliser le tour du site pour indiquer les différents changements et les process à suivre. Une prise de température est également possible, pour ceux qui le souhaitent, à l’entrée du bâtiment. C’est un acte personnel et volontaire ; nous comptons sur le respect et le devoir citoyen de chacun ».  
 Lors des fréquentes visioconférences Agora des Directeurs Sécurité-Sûreté « essentielles pour garder le lien, mutualiser nos expériences et échanger sur nos process, lors de cette gestion de crise », comme l’indique Françoise Cormeille, les directeurs sécurité-sûreté ont dû faire preuve de beaucoup d’adaptation, face à des enjeux spécifiques, nécessitant un travail collaboratif. Ces réunions virtuelles vont perdurer, durant les prochaines semaines, portant sur de nouveaux thèmes et réflexions en lien avec l’actualité. Par exemple, comme l’énonce Laurent Allais, « avec l’arrivée de la chaleur, nous faisons face à quelques incertitudes concernant notamment les climatisations. Il semble préférable de limiter l’utilisation des climatiseurs à air recyclé, même si aucune étude n’a encore démontré un réel danger émanant de ces appareils. Mais nous nous devons de prévenir tout risque éventuel… »   Autre thème qui devrait, prochainement, faire l’objet de nombreuses réunions : la capacité du secteur événementiel à surmonter la crise actuelle. « Il est urgent de repenser le modèle, considérant que nous devons faire face à une grande incertitude quant à l’évolution de la crise sanitaire, mais également concernant l’ampleur de la crise économique. Comment réinventer la tenue d’événements de grande ampleur tout en garantissant aux organisateurs et visiteurs une maîtrise optimale des risques ? Des discussions et actions sont en cours. La coopération entre l’ensemble des acteurs de ce secteur est essentielle », souligne Philippe Leclerc, Président du Club Côte d’Azur.   
 
 Anticiper les menaces à venir, résultant de cette pandémie, en intensifiant la coopération entre les acteurs publics et les acteurs privés de la sécurité Si les actes de vandalisme traditionnel ont été peu nombreux, durant la période de confinement, plusieurs Présidents de Clubs soulignent l’évolution d’une nouvelle sorte de malveillance, de plus en plus opportuniste : les actes de sabotage et de vandalisme ciblant les câbles Telecom et les antennes-relais 5G, sur le continent européen, depuis le début du confinement. « Ces actes pourraient reposer sur des fonds idéologiques », suppute Serge Fauchois, qui ajoute « les auteurs veulent toucher les institutions étatiques, financières… » Selon lui, le risque ira en s’accroissant. « Nous devons anticiper, au mieux, ces nouvelles menaces qui se sont accélérées depuis le début du confinement. » Et pour ce faire, les directeurs sécurité s’accordent à dire qu’il est nécessaire de bien appréhender ces vulnérabilités et dialoguer plus régulièrement avec les pouvoirs publics concernés par ces enjeux. En outre, la Délégation ministérielle aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces ayant été confiée au Préfet Olivier de Mazières, également Délégué aux coopérations de sécurité, depuis février dernier, les échanges devraient être, dans les prochains mois, grandement facilités et intensifiés. Du moins, les membres du Collège national l’appellent de leurs vœux.  « Cette pandémie a, plus que jamais, démontré l’importance du dialogue et de la concertation. Voici six mois, une consultation sur le Livre blanc de la sécurité intérieure a été lancé par le ministère de l’Intérieur. Nous espérons très sincèrement que les travaux vont vite reprendre et serons ravis de poursuivre les échanges dans l’objectif de proposer des axes de coopération suite à ces nouveaux retours d’expérience ; ceci est essentiel pour mieux anticiper de nouvelles crises », souligne Marc Viethen.  
 
 
Pour conclure, quelques présidents soulignent un effort de coopération, durant cette crise. Celui-ci se traduit, par exemple, par « une prise en compte des attentes des banques, notamment durant la période de versement des prestations familiales, pendant le confinement. Cette écoute a permis une actualisation de la note correspondant alors davantage à la réalité du métier et aux équipements à disposition des agences. Nous avons également apprécié la mobilisation des forces de l’ordre, face à une situation très tendue. Nous remercions grandement nos partenaires en sécurité humaine qui ont fait preuve d’adaptabilité, de courage et d’endurance, durant cette longue période, qui n’est pas terminée. Sans oublier les partenaires en sécurité électronique qui ont manifesté leur disponibilité et leur soutien », approuve Laurent Allais.