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L’Olympique de Marseille multiplie ses actions caritatives, en cette période de crise durant laquelle l’entraide est plus que nécessaire




Le sport a ce potentiel de fédérer des citoyens autour de mêmes valeurs, de mêmes passions. Créateur de liens sociaux, il a cette capacité de s’ouvrir aux autres et de s’associer à de multiples causes. Chaque soir du confinement, le Stade Orange Vélodrome s’est illuminé à 20h00, tout en diffusant l’hymne de l’Olympique de Marseille. Depuis le 16 mars, l’OM a décidé de participer à de nouveaux élans de solidarité, en réalisant quelques dons financiers, comme de nombreuses autres institutions du sport français, mais surtout en agissant. Parmi ces actes, le centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus, également nommé « La Commanderie », a notamment hébergé plusieurs femmes en détresse. Lors d’une interview, Thierry Aldebert, directeur général adjoint des opérations de l’Olympique de Marseille, témoigne de ces actions.


​Des actions caritatives axées sur le « don de soi » : une longue tradition pour l’OM

Mener des actions caritatives, au bénéfice d’initiatives citoyennes, culturelles et éducatives, est une longue tradition pour l’OM, tout particulièrement depuis 2016, avec l’arrivée de Frank McCourt en tant que patron de l’Olympique de Marseille. « L’OM Fondation est très active en ce sens. Le Club est reconnu pour sa philosophie d’entraide, son regard et sa main tendue vers les personnes en difficulté. Les aides aux devoirs, l’Ecole de la 2e Chance en sont une des illustrations » précise Thierry Aldebert qui, fort impliqué lui-même dans le Mécénat, donne de son temps à l’aide aux devoirs pour des enfants marseillais en grande difficulté scolaire. « Cette aide s’inscrit dans une politique globale portée par la direction, consciente de l’impact du Club au sein de la ville », souligne-t-il.
 
Dès le début de la crise, le Club a souhaité axer son soutien sur le don de soi : « nous voulons prêter main forte en apportant, prioritairement, de la chaleur et de l’entraide humaine, tout en offrant des infrastructures et de la logistique. Par ailleurs, avec l’aide des joueurs, nous avons mené une campagne de dons et de communication. »
Pendant le confinement, l’OM a travaillé, avec différents organismes, tels les Restaurants du Cœur, le Secours Populaire et l'Ordre de Malte dans l’objectif d’offrir, notamment, des colis repas. « Tous les matins, nos collaborateurs préparaient des colis, aux Restaurant du Coeur, avant de les distribuer, dans l’enceinte du stade Vélodrome » stipule Thierry Aldebert, qui ajoute « nous nous sommes également tournés vers les étudiants en situation de détresse qui, avant le confinement, travaillaient en parallèle de leurs études pour subvenir à leurs besoins. Or, depuis le 16 mars, sans ressource financière, nombre d’entre eux, parfois étrangers et bloqués en France, ne peuvent plus s’acheter des produits de première nécessité. »  
 

 


Offrir un toit et un moment de douceur aux femmes victimes de violences conjugales, ainsi qu’à leurs enfants

 

En parallèle de ces actions, l’OM a souhaité mettre à disposition le stade Orange Vélodrome et le centre d’entraînement de la Commanderie, à l’attention de personnes directement ou indirectement impactées par la crise sanitaire et en danger. « Par le biais de nos contacts réguliers et quotidiens, la Préfecture de région nous a communiqué certains besoins. C’est ainsi que nous avons identifié, en lien avec la Préfecture, la possibilité d’accueillir les femmes victimes de violences conjugales à la Commanderie, dans la mesure où, le bâtiment des jeunes en formation, peut proposer 46 chambres. Via la Préfecture, nous avons alors mis nos infrastructures à disposition de l’association SOS Femmes 13. Après avoir procédé au nettoyage des lieux, nous avons pu très vite accueillir ces femmes particulièrement vulnérables en période de confinement, ainsi que leurs enfants. Le dispositif a été monté en moins d’une semaine, avec l’aide du personnel de l’OM et de l’association SOS femmes 13 ».
 
Si, habituellement, l’association SOS Femmes 13 gère l’urgence, dans des conditions souvent précaires, la Commanderie, lieu paisible, protégé de toute menace extérieure et offrant une panoplie de loisirs, « permet de faire baisser les pressions, de partager quelques moments de détente et de plaisir, le temps de trouver des solutions durables. Nous avons accueilli 80 personnes, femmes et enfants, entre mi-avril et mi-mai. »
Depuis, certaines ont pu repartir, soit en rentrant chez elles, soit en étant relogées. A mi-mai, 21 femmes et 19 enfants étaient encore présents. « Les femmes et enfants pourront rester jusqu’au 30 juin, les entraînements reprenant en juillet », indique le directeur général adjoint des opérations de l’OM.




 

Un encadrement sécurisé et un appui sanitaire privilégié, dans une alliance de générosité

 

La Commanderie, site habituellement bien sécurisé, avec une présence d’agents de sécurité 7j/7 24h/24 est donc un lieu tout à fait approprié pour héberger, provisoirement, ces personnes en difficulté. « Nous avons bien sûr procédé à la mise en place d’une vigilance accrue. J’ai également attribué une chambre en permanence à une personne de l’association SOS Femmes 13, de façon qu’elle puisse garder un lien continu avec les résidentes et veiller à une parfaite protection de celles-ci. Tout s’est très bien passé, sans le moindre incident » confirme Thierry Aldebert.
Et d’ajouter « nous avons la chance de bénéficier d’un centre médical de pointe, au niveau de l’OM, comme dans tous les clubs professionnels ; ressources dont ont pu disposer ces femmes et enfants. » Des tests, fournis par une pharmacie de Marseille, ont pu y être réalisés. « Ils se sont tous révélés négatifs. Un des médecins a également prodigué des soins lorsqu’ils s’avéraient nécessaires. En parallèle, l’association a déployé la présence de psychologues, d’infirmières… », précise Thierry Aldebert qui souligne l’alliance de générosité qui a précédé et suivi l’entrée de ces victimes : « Si l’OM a fourni l’hébergement et la sécurité, la société Sodexo, notre partenaire, offre 3 repas par jour, pour chacun des résidents, jusque fin juin. De même, la société ONET, spécialisée dans la propreté, assure l’entretien des bâtiments trois fois par semaine, à titre gracieux. Puma, notre équipementier, a fourni des équipements aux enfants. Kaporal, également partenaire du club, a procédé à des dons de vêtements, tant pour les enfants que les femmes. Les employés de l’OM ont aussi généreusement offert des ouvrages, des vêtements et des jouets, pour agrémenter les journées des jeunes. »






 

Une situation financière difficile, pour l’OM et ses 112 partenaires

 

Cet élan de générosité ne fait malheureusement pas oublier les soucis financiers que rencontrent aujourd’hui l’OM et ses 112 partenaires, pour la plupart des prestataires, intervenant, avant la crise sanitaire, au quotidien, dans l’organisation des matchs ou l’entretien des bâtiments. « L’OM ne les lâche pas ; nous avons adressé un courrier de soutien à chacun d’entre eux, au début du confinement. J'ai également organisé des visioconférences avec eux, ces dernières semaines, pour les tenir informés de l'actualité du club, du planning à venir. Le fait que la reprise ne soit pas pour tout de suite, que, dans un premier temps, les matchs vont se tenir à huis clos, engendre de lourdes conséquences économiques pour certaines sociétés dont le chiffre d’affaires ne repose que sur des prestations liées à l’événementiel. En effet, l'OM gère le foot, mais également le rugby, des concerts, des séminaires, des visites du stade… » précise Thierry Aldebert.
Le Directeur général adjoint des opérations insiste alors « tous les clubs sportifs, quel que soit le sport, sont impactés. Les droit TV sont un manque à gagner certain. Tous les clubs sont en danger. Nous sommes très attentifs aux réactions et propositions du Gouvernement. Il existe, aujourd’hui, un plan Marshall du tourisme. Les clubs de foot faisant également partie de l’univers événementiel, nous attendons des réponses qui, nous l’espérons, nous aideront à passer au-dessus de la vague. Nous savons déjà que nous allons mettre plusieurs mois à nous en remettre… »
En outre, le Club travaille en étroite concertation avec les groupes de supporters : « nous tentons de mettre en place des solutions technologiques, permettant au stade, actuellement vide, de retrouver une âme et de vibrer. Ce, notamment, lors des prochains matchs annoncés à huis-clos. Nous étudions différentes pistes et sommes très à l’écoute de nos supporters de l’OM qui, via leur nombre, représentent près de la moitié des supporters des groupes officiels en France. »




 

Quelques notes d’optimisme pour demain…

 

La première grande note d’optimisme, pour Thierry Aldebert, est la qualification de l’OM à la Ligue des Champions, « cette qualification, extrêmement valorisante, dans le cadre de la plus haute compétition en football, conclut une très belle saison. Cette place permet d’obtenir une belle avancée, face aux concurrents. Nous nous tournons maintenant vers l’avenir, avec de belles équipes et de magnifiques affiches, à l'horizon 2021. » 
 
Par ailleurs, si les actions caritatives menées par le Club, avant la crise, vont perdurer, « nous avons également pris la décision de poursuivre toutes les actions menées depuis le 16 mars. En effet, je pense que cette situation nous a montré qu'il fallait réorienter la société peut-être davantage vers le partage et l’entraide. Et nous avons la chance d’avoir un président qui contribue grandement à cette belle dynamique, en participant notamment à la réflexion sur le monde que nous voulons, pour les futures générations. Nous avons mis en place un groupe de travail baptisé « Télescope », au sein duquel sont proposées de multiples initiatives, comme une demi-journée hebdomadaire, par salarié, consacrée à une action caritative, afin de faire perdurer nos diverses actions. Nous allons alors tenter d'optimiser cet impact, le Club étant une réelle caisse de résonance pour Marseille et même au-delà... Nous espérons très sincèrement, ainsi, apporter une grande aide aux associations caritatives en réelle difficulté, aujourd’hui. »